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Les soleils noirs

  • Photo du rédacteur: Hassan Aslafy
    Hassan Aslafy
  • 6 déc. 2016
  • 1 min de lecture

Nous cheminons sur la braise de la voie transgressive. Nos corps et nos âmes s'encornent comme de grands cerfs. Nos désirs se rudoient et s'empalent en brassant nos sueurs nos salives et nos cris. A mesure que nous laissons s'ébrouer l'ardeur folle de nos ruades, nous sentons venir les grands soleils rouges, les esprits de braise, les cornus du soleil noir. Le lit de nos amours devient le sabbat cosmique des semences.

Les hommes en définitive, restent toujours de petits garçons. Les vagues corrosives du temps n'ont aucune prise sur le regard de l'enfant que nous avons été et restons jusqu'aux derniers instants. Sa malice et sa curiosité seront toujours captifs du jardin solaire enjuponné. Et il tentera toujours, en particulier pour les plus polissons dont je suis, de caresser des yeux ce soleil de jouvence et de chair.

Rien, en nos ruades animales, ne laissait présager notre divinité naissante. Pourtant La Présence n'a de cesse de s'accentuer et de grandir à vue d'oeil dans l'évolution accélérée de nos regards. Sa naissance féconde nos inquiétudes, fomente la grande poussée d'acnée de notre espèce. Impudique, amorale, inlassablement multipliée en chacun de nous, la divinité à venir accélère le temps en déroulant lentement ses longs anneaux d'or.


 
 
 
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